Histoire du Village

Les Angles se trouvent à l’extrémité sud du Capcir. C’est cette localisation qui a du déterminer son nom, puisque le toponyme viendrait du latin “angulos”, signifiant lieu reculé.

La tradition raconte que, le village aurait été situé à quelques 300 mètres au nord de l’actuel, au-dessus de la route de Formiguères, au lieu-dit “l’Esglèsia Vella”, juste après les dernières constructions.

Les habitants auraient migré dans l’enceinte de la fortification après sa construction afin d’être plus en sécurité face aux ennemis qui envahissaient le pays.

 

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Le village des Angles, dont la première mention remonte à l’an 966, se construit sur les contreforts du massif du Llaret, est le plus élevé du plateau du Capcir (1655m).

C’est en 1106 que, Richard, archevêque de Narbonne, sur la demande d’un abbé (abbaye prés de Saint Paul de Fenouillet), consacre l’autel de l’église St Sauveur des Angles. Il s’agit là de la nouvelle église reconstruite à l’emplacement de l’actuelle.

Vers le XIII siècle, les habitants, fuyant l’ennemi, abandonnèrent cet endroit. Ils vinrent alors se réfugier dans l’enceinte du château fort qui se trouvait un peu plus haut et fondèrent ainsi le village actuel, qui se structure autour d’une ferme forte, une "mause", le "mansus de Podio".Au XIII siècle, le "mansus" devient un "Castrum" de Podio Angulorum in parochia Sancti Salvatoris.

De 1355 à 1964, la densité de la population connait des hauts et des bas. En 1900, la population est à son apogée (env. 730 foyers), les Angles est alors un village dynamique. Mais les guerres et l’exode rural (attrait économique de la ville, déclin de l’agriculture…), vident progressivement le village de sa population, jusqu’à ne recenser plus que 350 foyers en 1960.
 

Le 4 janvier 1964, le village créé sa station de ski. Dès lors, l’alternative économique du tourisme permet au village de fixer sa population et de retrouver une croissance démographique, lente mais continue.

Aujourd’hui, les Angles ont une population permanente d’environ 600 personnes.

Google Street View

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Visites Commentées du Village

Une petite visite commentée de notre village au travers d’un petit fascicule à télécharger : « Si Les Angles m’était conté »

Si Les Angles m’était conté PDF à télécharger

Une visite commentée du village vous est proposée tous les les jeudis de 14h30 à 16h. plus d'infos à l'office du tourisme.

Les Fontaines

La plupart des gens ne semblent pas prêter attention aux fontaines que l’on rencontre dans le village, il y en a neuf au total. Elles remplissaient, deux fonctions : l’une pour l’alimentation en eau des habitants et l’autre pour abreuver les animaux. Les auges des fontaines ont été taillées dans du granit.

En hiver, suite à de fortes gelées, il était nécessaire de rompre la glace, dans le bassin de réception.

Coté romantique, autrefois, les fontaines étaient le lieu de rendez-vous amoureux…..

L’Eglise

L’église actuelle, Saint Michel des Angles (Sant-Miquel) fut reconstruite à la fin du XIXème siècle. Elle fut édifiée à l’endroit où se trouvait la chapelle de l’antique château.

Les fonds baptismaux, en granit, proviendraient de l’ancienne chapelle située au lieu-dit « esglesia vella ».
Derrière, apparaît la Vierge de l’Assomption, cette madone est appelée, « Mare de Deu blanca » (mère de Dieu blanche). Elle est particulièrement vénérée, lors des processions du dimanche pascal et du 15 août (fête de Sainte Marie).

De nombreuses statues ornent la nef. Un beau retable au style baroque, placé dans la chapelle du transept gauche, classé par les Beaux-Arts et inscrit aux monuments historiques.

Le site de Vallserra

Balade archéologique du site de Vallserra.

Une balade archéologique vous est proposée tous les les mardis à 10h, inscription obligatoire et informations à la Maison du Tourisme.

Un peu d' Histoire sur le site de Vallserra

Le site de Vallserra se trouve à la jonction entre deux petites vallées, près de la source du fleuve Aude.
La Lladura sillonne entre les massifs de la Serra de Mauri, au nord, et du Puig del Pam, au sud. Elle est rejointe au niveau du site par un petit cours d’eau descendant de Balmeta.
L’ensemble traverse alors une petite plaine alluviale et tourbeuse (Sanyes) formant ensuite le rech de Vallserra qui se jette plus loin dans l’Aude.

Les sources écrites mentionnent le lieu pour la première fois en 1011. Si celui-ci est attesté au début du XIe siècle, il est fort probable que l’occupation était bien plus ancienne, remontant peut-être au haut Moyen Age. Le Vallserra médiéval semble composé d’une église et d’un petit habitat intimement lié à la mise en culture du fond de vallée. Celui-ci tombe en désuétude dans la fin du Moyen Age, à cause de la peste d’après la tradition orale, mais aussi probablement, en raison d’importantes crises démographiques (peste de 1348, guerre…), économiques et sociales qui ont marqué cette période. A priori, une visite de l’abbé de Cuxa en 1701 fait état des maisons, alors ruinées, et de l’église dont la voûte était alors intacte. Bien que la vallée de Vallserra soit naturellement ouverte sur Formiguères, le terroir fut alors associé à celui des Angles, probablement, parce que les deux communautés dépendaient du même seigneur (Saint-Michel-de-Cuxa). Là encore, la tradition orale offre une interprétation plus romancée. Ces vestiges matérialisent probablement les restes de l’ancien village médiéval de Vallserra, de son église, et de son terroir, le tout semblant figé depuis la fin du Moyen Age, voire le début de l’époque moderne. Il faut tout particulièrement noter une renaissance du site qui s’exprime au
tout début du XIXe siècle par diverses installations industrielles bénéficiant des ressources naturelles hydrologiques et forestières.
Ces différents vestiges présentent des potentialités archéologiques et historiques importantes. Il faut tout particulièrement attirer l’attention sur l’église, qui est un des éléments les plus anciens et dont le mur pignon est grandement fragilisé.

Les vestiges couvrent cette petite plaine et se répartissent en plusieurs grands ensembles :

L’église constitue l’élément le plus remarquable. 
Érigée sur une petite éminence, il ne reste de la bâtisse que le mur pignon ouest. Les murs sont en moellons de granit, plus ou moins assisés, liés au mortier de chaux. Le mur ouest porte la trace d’une petite baie centrale, très étroite. Le collatéral nord est dérasé jusqu’au sol actuel, alors que le collatéral sud est légèrement mieux conservé. Il est intéressant de souligner que la jonction avec le mur pignon ne porte pas de trace d’arrachement sur toute la partie haute. De plus, l’élévation extérieure du mur pignon ouest, la position de la petite baie centrale, le plan de la bâtisse encore visible au sol, suggèrent que le bâtiment s’est effondré sur lui-même, piégeant en son centre, les niveaux médiévaux voire modernes, sur une hauteur qui semble être conséquente. Les vestiges
d’un mur au sud de l’église, aujourd’hui en pierres sèches, délimite très certainement l’emprise du cimetière.

Au nord de l’ensemble ecclésial,
un enchevêtrement de murs en pierres sèches s’observe sur l’ensemble du site. Certains délimitent nettement des parcelles, encore en usage de nos jours.
Ils sont déjà indiqués sur le cadastre napoléonien qui témoigne de leur existence au tout début du XIXe siècle (1827). Deux types de parcellaire bâti sont notables : un ensemble de petites parcelles se développe sur la rive nord de la Lladura, au niveau de l’ancienne forge et autour de l’église. Ce sont les anciens « champs de Vallserra ». Autour, les terrains sont plus vastes et très certainement dédiés à l’élevage.
Le paysage porte aussi la trace d’un réseau fossoyé, qui se distingue nettement sur la photo aérienne et qui pourrait correspondre à une phase plus ancienne de mise en culture.

Certains éléments bâtis situés au nord ouest de l’église forment des entités trop petites pour être des parcelles. L’un d’entre eux a retenu notre attention. Il s’agit d’une structure quadrangulaire de 8 m de large environ sur 11,50 m de long, avec des murs, a priori
en pierres sèches (ou liés à la terre ?), de 0,90 m de large. Ces derniers sont dérasés au niveau du sol actuel, mais un effondrement intérieur suggère que les vestiges sont conservés sur une hauteur assez importante, dépassant le mètre. Cette structure est prolongée à l’est par deux autres pièces de même largeur mais mesurant respectivement 12 et 6 m de long.
À proximité de cet ensemble, un creusement longiligne pourrait matérialiser le tracé d’un ancien chemin creux. Ces structures semblent pouvoir être raisonnablement interprétées comme des vestiges de bâtiments. Habitations ou simples cabanes, il est difficile d’en dire plus à l’heure actuelle.

À proximité de la Lladura, deux voûtes affleurent le sol actuel et un vestige de maçonnerie se dresse un peu au-dessus. Celui-ci est très abîmé et la dégradation des parements suggérait au premier abord un mur très épais. Il semblerait,
au contraire, qu’il corresponde à un départ de voûte. Le cadastre napoléonien (1827) indique à cet endroit un moulin à foulon dont la date de construction n’est pas connue, mais qui est peutêtre plus ancien. Non loin de là, une ancienne forge est indiquée sur ce même document. Elle génère un parcellaire très particulier. Enfin un four à chaux a été construit plus récemment au sud-ouest du site.

Document sur le site de Vallserra à Télécharger