Histoire du Capcir

Le mot Capcir trouverait son origine dans le terme de “caput circii” signifiant tête de cers. Le cers étant le vent du nord, la tramontane. Le Capcir serait donc le pays qui fait face au vent du nord. Ce nom aurait pu lui être donné par les habitants du Conflent ou de la Cerdagne, voisins des Capcinois, qui n’ont jamais cessé de considérer le Capcir comme le pays froid par excellence. On surnomme ce coin «la petite Sibérie d’Europe» !

Situé à la limite nord du département des Pyrénées Orientales, le Capcir est le plateau cultivé le plus haut d’Europe. Orienté Nord Sud, le plateau constitue une zone géographique où le climat diffère des autres vallées et plateaux voisins

Constituant le point culminant de la haute Vallée de l’Aude, le plateau est dominé par les majestueux pics du Péric (2820m) et des Madres. Situé sur l’antique tracé de la Via Francisca Superior reliant Alet à Llivia, le Capcir a représenté une zone limitrophe entre deux anciens comtés, Cerdagne et Carcassonne, mais également entre deux pays, la France et l’Espagne jusqu’au Traité des Pyrénées en 1659.

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RAPIDE HISTORIQUE DU CAPCIR

Situé sur l’ancienne "Via Francisca Superiore" reliant Alet à Llivia, le Capcir appartenait au Razès (pagus reddensis), à l’époque des Wisigoths, l’un des six pagus formant la cité du Roussillon, dont Ruscino (près de Perpignan) était le chef-lieu. Il touchait au sud, le pagus Confluentis (le Conflent) et le pagus Livensis (Llivia).

Le Capcir, était dans une situation politique confuse: partie de la Cerdagne, il était dépendant du Razès dont le comte était en même temps celui du Conflent. De plus, si le Capcir était rattaché au comté de Cerdagne, il dépendait toujours pour le spirituel du diocèse de Narbonne (en 1106 l’archevêque de Narbonne consacra l’autel de l’église des Angles).

En 1117, le comté de Cerdagne tombe sous la domination des comtes de Barcelone qui avaient déjà autorité sur l’ensemble de la Catalogne. C’est ainsi que le Capcir devint, un peu plus tard, possession des rois d’Aragon. Le roi Alfons entreprit de fortifier la frontière au nord en construisant quelques châteaux aux points de passage.

En 1181, le roi d’Aragon autorisa l’abbé de Saint Michel de Cuixà à construire des forteresses sur ses terres. C’est ainsi que fut fondé au siècle suivant, le château des Angles au XIII siècle.

De 1162 à 1659, le Capcir, comme toute terre catalane, dépendit successivement du royaume de Majorque, de celui d’Aragon, puis du royaume Espagnol.
Le traité des Pyrénées signé en 1659 mit fin à la guerre entre la France et l’Espagne. La France proposa de rendre à l’Espagne les places qu’elle tenait en Catalogne, mais n’accepta pas de restituer le Roussillon.

Chapelle de Villeneuve

La chapelle de Villeneuve de Formiguères (Nostra Senyora de Vila Nova) fût bâtie en 1735, centre d’Aplec (pèlerinage) où sont chantés les goigs (chants en l’honneur de la vierge).

Cette chapelle, doit son origine, selon la légende, à la découverte d’une statue de la madone, par un taureau. Une source froide et limpide sort près de l’édifice religieux. Elle aurait des dons de guérison pour les maladies des yeux.

La chapelle de Villeneuve est considérée comme l’ermitage du Capcir. Autrefois, les Capcinois s’y rendaient en procession, à pied.

Le narcisse 

Le narcisse est une magnifique fleur qui exhale un parfum subtil et suave. Les narcisses forment, au mois de mai, dans les près, des myriades de petites étoiles sur un immense tapis verdoyant et donnent ainsi l’aspect d’une broderie enneigée.

Le lupin

Le lupin est une plante ornementale, proche de l’aconit, par son aspect général, mais aux fleurs isolées. En Capcir, elle pousse sur des remblais, sur les versants de collines, dans les clairières et en forêts. Cette fleur est une plante protégée.